📸 Que visiter à Cascais
Une baie de pêcheurs, une digue piétonne de trois kilomètres, un gouffre marin — et de l'autre côté de la montagne, le seul château andalou de la région.
🏖 La baie, les anses et le Paredão ⭐
Cascais se visite avec les pieds. Commencez par la baie et ses barques de pêcheurs tirées sur le sable, poursuivez par les trois anses du bourg — Ribeira, Rainha, Conceição, minuscules et encadrées de rochers —, traversez le centre piéton et ses azulejos, puis prenez le Paredão : la digue piétonne qui longe l'océan sur trois kilomètres jusqu'à Estoril. C'est gratuit, c'est plat, c'est la plus belle heure de la journée quand le soleil tombe sur l'Atlantique.
🌊 La Boca do Inferno et le Guincho
À un kilomètre et demi à l'ouest du centre, la mer a creusé sous la falaise une arche effondrée où les vagues s'engouffrent en grondant : la Boca do Inferno, la bouche de l'enfer. Un détail pour les curieux : le géographe al-Qazwini, au XIIIᵉ siècle, décrit près de Lisbonne une grotte marine « où les vagues pénètrent une montagne, la faisant monter et descendre » — les chercheurs se demandent s'il s'agit de la Boca do Inferno ou d'une grotte de la côte de Sintra. Rien n'est tranché ; nous le donnons au conditionnel. Plus loin, la Praia do Guincho déroule son sable sauvage sous le vent : superbe, mais mer forte et courants — ce n'est pas une plage d'enfants.
🏰 La citadelle et le musée des Condes de Castro Guimarães
La citadelle qui domine la marina a été reconvertie en quartier d'art et d'hôtellerie : on y entre librement, on y traverse des cours et des remparts. Juste à côté, le Museu Condes de Castro Guimarães occupe un palais de bord de mer aux airs de château romantique, dans un parc ouvert. Une précision d'honnêteté : nos recherches n'ont produit aucun élément islamique ni dans la citadelle ni dans les collections du musée — nous ne pouvons rien vous y promettre.
🏔 Sintra, par-dessus la serra
L'excursion à ne pas manquer, et la seule qui offre de l'architecture andalouse dans le secteur : Sintra — Xintara dans les sources arabes, un nom qui n'est d'ailleurs pas d'origine arabe — et son Castelo dos Mouros, dont l'enceinte court sur la crête au-dessus de la ville, avec une citerne de dix-huit mètres. Certains chercheurs situent ses phases de construction aux IXᵉ-XIᵉ siècles, en réponse aux attaques vikings — un angle méconnu. Nuance à connaître avant d'y monter : le château a été très largement reconstruit à partir de 1840 par Ferdinand II, dans le goût romantique de l'époque.