Pourquoi les murs d'Asilah sont-ils peints ?
Parce qu'on les repeint chaque année, et c'est un programme officiel. Le Moussem culturel international d'Asilah existe depuis 1978 : des artistes sont invités et repeignent les murs blanchis à la chaux de la médina. Le décor change donc d'une année sur l'autre. Il a été cofondé par Mohamed Benaissa, maire de la ville, ministre de la Culture de 1985 à 1992 puis ministre des Affaires étrangères.
Qu'est-ce qui rend le minaret d'Asilah particulier ?
Il est OCTOGONAL. C'est une forme propre à certaines zones du nord du Maroc et absente du reste du pays, où le minaret est carré. La Grande Mosquée a été élevée à la fin du XVIIᵉ siècle sous Moulay Ismaïl, après la reprise de la ville aux Espagnols, le chantier étant confié à Ali ben Abdallah Errifi, gouverneur de Tanger. Comme partout au Maroc, les mosquées en service sont réservées aux musulmans — vous pouvez donc y entrer.
Que reste-t-il des Portugais à Asilah ?
L'enceinte entière, et un écusson. Les remparts développent 1 200 mètres, hauts de cinq à sept mètres, avec cinq portes — Bab al-Bahr, Bab al-Qasba, Bab as-Souk, Bab Homar, Bab al-Krikia — et neuf tours et bastions. Et au-dessus de Bab Homar, un écusson portugais est toujours en place, plus de quatre siècles après leur départ. La ville avait été prise le 24 août 1471 par Alphonse V.
Où dormir à Asilah ?
Notre choix est le riad Casa Bahia : 9,3 sur 747 avis, à quatre cents mètres de la plage — la meilleure combinaison note-volume de la page. Pour dormir dans la médina, le Riad Aicha (9,0 sur 639 avis, à 150 m) ou le Darmimouna (9,3 sur 311 avis). Et pour le petit budget, la Résidence Puerto Marina à 33 € — avec 1 723 avis, mais c'est un format résidence, pas un hôtel.
Combien de zaouïas y a-t-il à Asilah ?
Huit, représentant huit confréries différentes : Qadiriya, Alawiya, Darqawiya, Kettaniya, Hamdouchia, Aïssaoua, Tijaniya et Qadiriya Boutchichiya. C'est une densité remarquable pour une médina qui tient dans 1 200 mètres de remparts — l'héritage d'une ville de tradition andalouse où chaque communauté a apporté sa voie. Elles se signalent par des portes discrètes dans les murs blancs : on passe devant sans les voir.
Combien de temps rester à Asilah ?
Une à deux nuits suffisent pour la médina, les remparts et la plage — la ville est petite et se parcourt entièrement à pied. Comptez trois nuits pendant le Moussem culturel, quand la ville se remplit et que les artistes travaillent sur les murs. Beaucoup de visiteurs l'associent à Tanger, à une quarantaine de kilomètres, et à Tétouan ou Chefchaouen.
Que voir en dehors de la médina ?
La Krikia et le petit cimetière au-dessus de l'océan. La Krikia est la plateforme d'artillerie qui domine l'Atlantique au sud-ouest de l'enceinte : c'est là que se trouve un petit cimetière clos orné de céramiques colorées, avec deux édifices à coupole dont le marabout de Sidi Ahmed ben Moussa. À côté, le palais Raissouni, du début du XXᵉ siècle, accueille les expositions du Moussem.
Que manger à Asilah ?
Le poisson du port, choisi à l'étal puis grillé : sardines, dorade, calamars. C'est la cuisine d'Asilah et elle ne prétend pas à autre chose — nous n'allons pas inventer une spécialité qui n'existe pas. Comme partout au Maroc, la nourriture est halal par défaut. Une précision honnête : nous ne qualifions aucune de nos adresses de « sans alcool », faute de preuve sourcée.
Quelle est la meilleure période pour venir ?
Le printemps et l'automne. Asilah est sur l'Atlantique nord : le vent y est constant et l'eau fraîche même en été. La ville se remplit en juillet-août avec les vacanciers marocains, et pendant le Moussem culturel, période où il faut réserver très en avance. Avril-juin et septembre-octobre offrent une médina calme, des murs fraîchement repeints et des tarifs plus sages.
Asilah est-elle loin de Tanger ?
Une quarantaine de kilomètres au sud, ce qui en fait une excursion facile — et l'aéroport de Tanger (TNG) est le plus pratique pour venir. Beaucoup de visiteurs enchaînent Tanger, Asilah, Tétouan et Chefchaouen sur le même séjour : c'est le circuit classique du nord marocain, et les quatre villes sont dans ce guide.