Deux portes, des ruelles couvertes, une dizaine de familles
Le ksar intra-muros
Le cœur classé : 3,03 ha (fiche UNESCO) de maisons de terre serrées derrière des remparts à tours d'angle. On y entrait par deux portes seulement, tenues par un gardien (abewwab), et les façades sont volontairement aveugles. À l'intérieur : ruelles étroites, parfois couvertes et percées de puits de lumière, banquettes de pierre, la mosquée avec son puits et sa salle de chauffe, une place publique où se danse l'ahwach, les vestiges d'un caravansérail et la pierre ronde de réunion dite Tifirte n'raha.
Cinq kasbahs ont vu leurs tours et leurs frises de briques appareillées restaurées en 1994-1995. Le détail à raconter : le bejad, enduit de finition appliqué à la main chaque année avant les pluies d'automne — sans lui, la terre part. Entrée du site gratuite ; la Maison de l'Oralité, ouverte en 2022 dans une demeure restaurée, présente le patrimoine oral et le tapis amazigh.
Rappel : une dizaine de familles vivent encore là, on ne photographie pas un intérieur ni une habitante sans accord.
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