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Les 12 mois hijri et leur signification

Les 12 mois hijri et leur signification

Les 12 mois hijri sont, dans l’ordre : Mouharram, Safar, Rabi’ al-Awwal, Rabi’ ath-Thani, Joumada al-Oula, Joumada ath-Thania, Rajab, Cha’bane, Ramadan, Chawwal, Dhou al-Qi’da et Dhou al-Hijja. Leurs noms viennent de l’Arabie d’avant l’islam, et presque tous décrivent une réalité concrète : une saison, un climat, une coutume tribale ou un interdit. Mouharram signifie « le rendu sacré », Ramadan évoque « la chaleur brûlante », et Dhou al-Hijja veut tout simplement dire « celui du pèlerinage ».

Le calendrier hijri (هجري) rythme la vie religieuse de près de deux milliards de musulmans, selon les estimations démographiques du Pew Research Center. Pourtant, beaucoup de musulmans francophones connaissent bien Ramadan et Dhou al-Hijja, puis hésitent dès qu’il faut situer Joumada ath-Thania ou expliquer pourquoi Safar porte un nom aussi étrange. C’est normal : en France, en Belgique ou au Québec, on vit en janvier, février et mars. Le calendrier lunaire reste en arrière-plan, et on le consulte surtout à l’approche des grandes fêtes.

Connaître ces douze noms change pourtant beaucoup de choses. Vous comprenez pourquoi le jeûne glisse d’une saison à l’autre, pourquoi le Hajj se déplace dans l’année civile, pourquoi quatre mois sont appelés « sacrés » et pourquoi la date de votre Zakat ne tombe jamais deux fois le même jour du calendrier grégorien. Ce guide reprend chaque mois, son étymologie, son histoire et ce qui s’y vit concrètement aujourd’hui. Si vous voulez savoir à tout moment dans quel mois vous vous trouvez, la page date hijri du jour l’affiche en direct, en lettres latines et en arabe.

Un calendrier lunaire : l’essentiel avant de parler des mois

Un calendrier lunaire l’essentiel avant de parler des mois
Un calendrier lunaire l’essentiel avant de parler des mois

Le calendrier hégirien suit uniquement la lune. Chaque mois commence avec l’apparition du premier croissant, le hilal, et dure 29 ou 30 jours. Douze mois lunaires donnent une année de 354 ou 355 jours, soit environ onze jours de moins que l’année solaire.

Cet écart de onze jours explique tout le reste. Chaque année, le Ramadan, l’Aïd ou le Hajj arrive environ onze jours plus tôt dans le calendrier civil. En un peu plus de 32 ans, une même date hijri fait le tour complet des saisons. Un musulman qui jeûne pendant toute sa vie adulte connaît donc des Ramadans d’été, d’automne, d’hiver et de printemps.

CritèreCalendrier hijriCalendrier grégorien
Base astronomiqueCycle de la luneCycle du soleil
Durée d’un mois29 ou 30 jours28 à 31 jours
Durée d’une année354 ou 355 jours365 ou 366 jours
Point de départHégire, 622Naissance de Jésus selon la tradition chrétienne
Début de la journéeAu coucher du soleilÀ minuit
Début du moisCroissant observé ou calculéDate fixe
Lien avec les saisonsAucun, les mois tournentFixe

Un détail surprend souvent les débutants : la journée hijri commence au Maghrib, et non à minuit. Le jeudi soir appartient donc déjà au vendredi hijri, et la première nuit du Ramadan précède le premier jour de jeûne. Pour convertir une date précise dans un sens ou dans l’autre, une naissance, un mariage ou un départ en voyage, le convertisseur hijri-grégorien fait le calcul en quelques secondes.

Des noms nés dans l’Arabie d’avant l’islam

Les noms des mois n’ont pas été créés par l’islam. Ils existaient déjà chez les Arabes de La Mecque et de la péninsule, qui utilisaient alors un calendrier luni-solaire. Pour garder les mois alignés sur les saisons, ils ajoutaient de temps en temps un mois supplémentaire, le nasi’ (النسيء). Les historiens du calendrier arabe, dont l’anthropologue Malek Chebel, rappellent ce mécanisme d’intercalation. Au XIe siècle, le savant persan al-Biruni l’avait déjà étudié en détail dans sa grande chronologie des calendriers des peuples anciens.

Ce système explique les noms. Quand Rabi’ tombait au printemps et Ramadan en pleine fournaise, les mots correspondaient à la réalité. L’islam a ensuite aboli l’intercalation, à la fin de la vie du Prophète. Le calendrier est devenu purement lunaire, et les noms ont perdu leur lien avec les saisons. Aujourd’hui, Ramadan peut tomber en janvier et Rabi’ al-Awwal en plein hiver. Les noms sont restés comme une mémoire de l’ancien climat d’Arabie.

L’ère hégirienne elle-même a été fixée plus tard, sous le califat de Omar ibn al-Khattab, vers l’an 17 de l’Hégire (638). Le point de départ choisi est l’année de l’émigration du Prophète de La Mecque à Médine, en 622. Un point est peu connu : l’Hégire a eu lieu en Rabi’ al-Awwal, mais c’est Mouharram qui a été retenu comme premier mois de l’année. Les sources historiques expliquent ce choix par l’usage : Mouharram suivait le retour du pèlerinage et ouvrait déjà, dans les esprits, un nouveau cycle.

Les 12 mois hijri un par un

Le tableau ci-dessous résume chaque mois. Le détail suit, mois par mois.

N°MoisArabeSens du nomTemps fort
1MouharramمُحَرَّمLe rendu sacré, l’interditMois sacré, Nouvel an, Achoura le 10
2SafarصَفَرLe vide, ou le jauneAucun rite particulier
3Rabi’ al-Awwalربيع الأولPremier printempsNaissance du Prophète, le 12 selon la tradition
4Rabi’ ath-Thaniربيع الثانيSecond printempsAucun rite particulier
5Joumada al-Oulaجمادى الأولىPremier mois du gel ou de la sécheresseAucun rite particulier
6Joumada ath-Thaniaجمادى الآخرةSecond mois du gel ou de la sécheresseAucun rite particulier
7RajabرجبLe respecté, l’honoréMois sacré, Isra et Mi’raj
8Cha’baneشعبانLa dispersionPréparation du Ramadan
9RamadanرمضانLa chaleur brûlanteJeûne obligatoire, Laylat al-Qadr
10ChawwalشوالL’élévation, le soulèvementAïd al-Fitr, six jours de jeûne
11Dhou al-Qi’daذو القعدةCelui où l’on reste assisMois sacré, départs pour le pèlerinage
12Dhou al-Hijjaذو الحجةCelui du pèlerinageMois sacré, Hajj, Arafat, Aïd al-Adha

Mouharram, le mois rendu sacré

Mouharram vient de la racine arabe qui exprime l’interdit et le sacré. Avant l’islam, les tribus y suspendaient les combats, et l’islam a confirmé ce statut de mois sacré. Le 1er Mouharram marque le Nouvel an hégirien. Ce n’est pas une fête rituelle, mais beaucoup de familles en profitent pour faire le bilan de l’année écoulée.

Le 10 Mouharram, appelé Achoura, est le moment le plus connu du mois. Les musulmans sunnites y jeûnent en souvenir du jour où Moïse fut sauvé de Pharaon, et beaucoup y ajoutent le 9 ou le 11. Pour les musulmans chiites, Achoura est aussi un jour de deuil qui commémore la mort de Hussein, petit-fils du Prophète, à Kerbala en 680. Pour savoir comment vivre cette journée, notre article sur le sens d’Arafat et d’Achoura et les actions à privilégier entre dans le détail.

Safar, le mois du vide

Le nom Safar a deux explications. La plus courante le rattache au mot qui désigne le vide : à cette période, les maisons se vidaient, car les hommes partaient en expédition ou en voyage une fois les mois sacrés terminés. Une autre lecture le rattache à la couleur jaune, peut-être celle de la végétation à l’époque où le mois tombait en automne.

L’Arabie préislamique considérait Safar comme un mois de malchance, et certaines superstitions de ce type existent encore dans quelques régions. L’islam a clairement rejeté cette idée : aucun mois n’est néfaste en lui-même. Safar est un mois ordinaire, sans rite particulier, et c’est très bien ainsi.

Rabi’ al-Awwal, le premier printemps

Rabi’ signifie le printemps, ou plus exactement la saison des pâturages qui suit les pluies. Le mois porte ce nom depuis l’époque où il tombait réellement à cette saison. Rabi’ al-Awwal a une grande place dans le cœur des musulmans, car c’est le mois de la naissance du Prophète, traditionnellement fixée au 12. C’est aussi le mois de son émigration vers Médine et celui de son décès.

Au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Égypte ou en Turquie, le Mawlid donne lieu à des veillées, à des récitations de poèmes et à des repas en famille. Les écoles ont des avis différents sur cette célébration, et chacun suit la position de sa mosquée de référence. Les dates des années à venir figurent dans le calendrier des événements islamiques, avec export vers votre agenda.

Rabi’ ath-Thani, le second printemps

Rabi’ ath-Thani, aussi appelé Rabi’ al-Akhir, prolonge le précédent. Il ne contient aucune fête ni aucun rite particulier. C’est un mois de rythme ordinaire, que beaucoup de pratiquants utilisent pour installer des habitudes durables, loin de l’agitation des grandes dates.

Joumada al-Oula et Joumada ath-Thania, les mois du gel

Joumada al-Oula et Joumada ath-Thania, les mois du gel
Joumada al-Oula et Joumada ath-Thania, les mois du gel

Le nom Joumada vient d’une racine qui signifie se figer ou se solidifier. Deux lectures existent. Selon la première, ces mois tombaient en hiver, au moment où l’eau gelait la nuit dans les zones désertiques d’altitude. Selon la seconde, ils correspondaient à la saison sèche, quand la terre durcissait faute de pluie. Les deux interprétations sont défendues, et les lexicographes arabes eux-mêmes ne tranchent pas.

Ce sont deux mois calmes, sans fête ni jeûne spécifique. Joumada ath-Thania est parfois appelée Joumada al-Akhira, « la dernière Joumada ». Dans les familles, on y entend souvent le même constat : c’est la période où l’on commence à regarder vers Rajab, et donc vers le Ramadan qui approche.

Rajab, le mois respecté

Rajab vient d’un verbe qui signifie honorer, respecter, et aussi craindre avec révérence. C’était déjà un mois sacré avant l’islam. On l’appelait parfois « Rajab de Moudar », du nom d’une grande confédération tribale qui le respectait particulièrement. C’est le seul mois sacré isolé : les trois autres se suivent.

La date la plus répandue place au 27 Rajab l’Isra et le Mi’raj, le voyage nocturne du Prophète de La Mecque à Jérusalem, puis son ascension, au cours de laquelle les cinq prières quotidiennes furent prescrites. Rajab est aussi un mois très demandé pour l’Omra (العمرة), car beaucoup de pèlerins aiment partir pendant un mois sacré, avant l’affluence du Ramadan. Si vous envisagez ce départ, notre page sur la meilleure période pour faire l’Omra compare affluence, climat et budget selon les mois.

Cha’bane, le mois de la dispersion

Cha’bane, que l’on écrit aussi Chaabane ou Sha’ban, vient d’une racine qui exprime la séparation et la dispersion. Une fois Rajab terminé, les tribus se dispersaient à nouveau, pour chercher de l’eau ou repartir en expédition. Le nom garde la trace de ce mouvement.

Aujourd’hui, Cha’bane est le mois de la préparation au Ramadan. Beaucoup de pratiquants y jeûnent davantage, rattrapent les jours manqués de l’année précédente et organisent déjà leur foyer. La nuit du 15 Cha’bane fait l’objet de traditions populaires dans plusieurs pays, du Maghreb au sous-continent indien. Pour suivre l’approche du mois béni jour après jour, le compte à rebours du Ramadan reste l’outil le plus pratique.

Ramadan, la chaleur brûlante

Ramadan, la chaleur brûlante
Ramadan, la chaleur brûlante

Ramadan vient de la racine qui désigne la chaleur intense, celle qui brûle le sol. Le mois portait ce nom quand il tombait à la fin de l’été arabe. C’est le seul mois de l’année cité nommément dans le Coran, et c’est celui du jeûne obligatoire, quatrième pilier de l’islam.

Le Ramadan contient Laylat al-Qadr, la Nuit du Destin, que l’on cherche dans les dix dernières nuits du mois, avec une attention particulière pour la 27e. Pour son origine et la manière de la vivre, notre article sur la Nuit du Destin, son origine et sa pratique détaille les points essentiels.

Le glissement lunaire se ressent fortement depuis l’Europe. Les musulmans de France se souviennent des Ramadans de juin et juillet du milieu des années 2010, avec près de dix-huit heures de jeûne à Paris. Les Ramadans de la fin de la décennie tombent au contraire en hiver, avec des journées autour de douze heures. Le nom évoque la canicule, mais le calendrier, lui, ne connaît pas les saisons.

Chawwal, le mois du soulèvement

Le nom Chawwal vient d’un verbe qui signifie lever, soulever. Selon l’explication la plus citée, il renvoie aux chamelles qui levaient la queue à cette période, signe de fin de lactation ou de saison des accouplements. L’Arabie préislamique voyait d’ailleurs Chawwal comme un mois peu favorable aux mariages, une croyance que l’islam a écartée.

Le 1er Chawwal est le jour de l’Aïd al-Fitr, la fête de la rupture du jeûne. Juste avant la prière de l’Aïd, chaque foyer verse la Zakat al-Fitr pour chacun de ses membres. Pour connaître le montant exact selon la taille de votre famille, le calculateur de Zakat al-Fitr fait le calcul. Le reste du mois est connu pour les six jours de jeûne recommandés, consécutifs ou répartis, que beaucoup accomplissent pour prolonger l’élan du Ramadan.

Dhou al-Qi’da, le mois où l’on reste assis

Dhou al-Qi’da, souvent écrit Dhul Qi’da, signifie littéralement « celui de la position assise ». Pendant ce mois sacré, les tribus restaient chez elles, renonçaient aux expéditions et préparaient le grand voyage vers La Mecque.

Ce sens a gardé toute sa logique : Dhou al-Qi’da est le mois des derniers préparatifs du pèlerinage. Les vols de pèlerins partent, les groupes se forment, et le Prophète a accompli plusieurs de ses Omra pendant ce mois. C’est le deuxième des trois mois sacrés consécutifs, avec Dhou al-Hijja et Mouharram.

Dhou al-Hijja, le mois du pèlerinage

Dhou al-Hijja, le mois du pèlerinage
Dhou al-Hijja, le mois du pèlerinage

Dhou al-Hijja, ou Dhul Hijja, signifie « celui du pèlerinage », et c’est le nom le plus transparent des douze. Le Hajj (الحج), cinquième pilier de l’islam, s’y accomplit du 8 au 13. Ses dix premiers jours sont considérés comme les plus précieux de l’année pour les actes d’adoration.

Le 9 Dhou al-Hijja est le jour d’Arafat, sommet du pèlerinage, que les non-pèlerins jeûnent largement à travers le monde. Le 10 est l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice, qui commémore la foi d’Ibrahim. Comme le reste du calendrier, le Hajj se déplace : après plusieurs saisons de pèlerinage sous des chaleurs extrêmes, il remonte vers le printemps. Les futurs pèlerins trouveront les étapes, le quota français et les agences agréées sur notre guide complet du Hajj.

Les quatre mois sacrés : un héritage confirmé par l’islam

Le Coran mentionne explicitement l’existence de quatre mois sacrés, les ashhur al-hurum : Mouharram, Rajab, Dhou al-Qi’da et Dhou al-Hijja. Trois se suivent, de Dhou al-Qi’da à Mouharram, et Rajab se trouve seul au milieu de l’année.

Leur origine est très pratique. Dans une Arabie où les conflits entre tribus étaient fréquents, ces trêves permettaient aux pèlerins de rejoindre La Mecque et d’en revenir en sécurité, et aux marchands de tenir leurs grandes foires. L’islam a conservé cette sacralité et lui a donné une dimension spirituelle : pendant ces mois, les savants enseignent que les bonnes actions ont plus de valeur et que les fautes pèsent plus lourd.

Concrètement, rien n’est imposé de plus pendant ces mois. Mais beaucoup de pratiquants en profitent pour intensifier le jeûne volontaire, l’aumône ou la lecture du Coran. Les mois sacrés sont moins des obligations que des invitations.

Vivre au rythme des mois hijri depuis la France

Le premier point de confusion est le début des mois. Il existe deux méthodes. Le calcul astronomique, comme le calendrier Umm al-Qura utilisé par l’Arabie saoudite, ou le calcul retenu par la Diyanet en Turquie, fixe les dates à l’avance. L’observation du croissant, encore pratiquée notamment par le ministère des Habous au Maroc, attend que la lune soit visible. En France, la « nuit du doute » organisée chaque année par la Grande Mosquée de Paris pour annoncer le Ramadan illustre cette seconde tradition. Un décalage d’un jour entre deux pays ou deux mosquées est donc normal, et il ne remet en cause ni l’une ni l’autre méthode. En cas de doute, suivez votre mosquée.

Le deuxième point est la planification. Le calendrier islamique mois par mois affiche chaque mois hijri face aux dates grégoriennes. Les vendredis et les jours de sunna y sont repérés, et un export PDF et agenda est disponible. C’est aussi le moyen le plus simple de repérer les jours blancs, les 13, 14 et 15 de chaque mois lunaire, que beaucoup jeûnent toute l’année. Notre article sur les jeûnes surérogatoires et les jours blancs explique comment les intégrer dans un emploi du temps de salarié ou de parent.

Le troisième point concerne votre argent. La Zakat (الزكاة) se calcule sur une année lunaire complète, et non sur une année civile. Si vous la versez tous les 1er janvier, vous décalez peu à peu votre échéance d’environ onze jours par an, et sur une vie cela représente plusieurs années de retard cumulé. Notre article sur le hawl et l’année lunaire montre comment fixer une date anniversaire hijri et s’y tenir.

Enfin, pour les voyageurs, les mois hijri sont aussi un outil d’organisation. Rajab et Cha’bane sont des périodes prisées pour l’Omra. Le Ramadan transforme l’ambiance de Marrakech, d’Istanbul ou du Caire, et le premier jour de Chawwal ferme une partie des commerces dans le monde musulman. Les voyageurs expérimentés le disent souvent : ils réservent d’abord selon le calendrier lunaire, puis selon la météo.

Douze noms, quatorze siècles de mémoire

Les douze mois hijri ressemblent à une liste à apprendre par cœur. Ce sont en réalité douze petites archives. Elles gardent le souvenir des pâturages de printemps, de l’eau qui gelait la nuit, des trêves tribales et des caravanes vers La Mecque. Elles rappellent aussi qu’en changeant de calendrier, l’islam a choisi un temps qui n’appartient à aucune saison ni à aucun pays, et qui traverse toutes les latitudes de la même façon.

Pour garder ces repères au quotidien, entre les outils de calendrier, les guides de pèlerinage et les destinations, Salam Muslim rassemble tout au même endroit. Le mois change, le croissant revient, et chaque mois qui commence est une nouvelle occasion de bien faire.

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